Mangas Review Janvier 2024

Les lectures commencent à s’accumuler et j’en oublie de faire des chroniques ! Pourtant, avec Crevette, notre consommation de manga a significativement augmenté entre nos virées à la bibliothèque (pour les tourangeaux, on va surtout aux Fontaines et Rives du Cher où ils ont une bonne sélection manga adultes) et en librairie ou chez Azu manga. Sans compter les généreux envois presse des maisons d’éditions… Bref. Voici un récap de nos dernières lectures.

Slice of Life

Le pitch : C’est l’histoire de Naruhiko, un mangaka dessinateur de manga fantasy, rempli de dragons et de magie. il vivote tranquillement dans l’ancienne maison de sa grand-mère, sur une petite île japonaise. En perte de succès, il décide alors de parler en dessin de son quotidien et finit par cartonner !

J’ai adoré le Tome 1, qui s’ouvre de façon originale : on est d’abord dans l’histoire que Naruhiko écrit avant de plonger dans son quotidien d’un mangaka et son processus créatif. Le tome 2 m’a un peu moins séduit, je l’ai trouvé un peu lent. Mais les personnages sont attachants (mention spéciale pour l’assistant et l’éditrice), la flemme de l’auteur amusante, et son parcours pour lâcher ses vieilles habitudes et e laisser l’espace de réussir plutôt intéressant.

Slice of life, de Satsuki Yoshino (auteur de Barakamon), chez Ki-oon, 205 pages – 7,95€- Série courte en 3 tomes.

Ocean Rush

Le pitch : Umiko, 65 ans, a perdu son mari depuis deux mois et a du mal à construire une nouvelle vie sans lui. Elle rencontre alors dans un cinéma Kai, un jeune étudiant de cinéma qui rapidement voit quelque chose en elle : il est persuadé qu’elle devrait passer derrière la caméra et devenir réalisatrice. Évidemment, à cette étape de sa vie Umiko doute. Mais l’idée fait son chemin et elle se demande alors s’il n’est pas trop tard pour rêver à une carrière artistique. Séduite par la personnalité mystérieuse de Kai, elle décide de s’inscrire à l’université, en section cinéma.

Umiko est touchante et attachante, Un très joli manga sur une histoire d’amitié intergénérationelle, qui fait la part belle aux rêves et prouve que les seules limites sont souvent celles que l’on s’impose soi-même. La série a rencontré un grand succès au Japon !

Océan Rush (4 tomes) de John Tarachine chez Akata, 156 pages – 8,05€

La fille dans l’écran

J’ai beaucoup aimé ce roman graphique doux qui raconte l’histoire d’une rencontre entre deux jeunes femmes séparées par des milliers de kilomètres au travers d’un écran.

Le pitch : Coline vit en France, elle vit chez ses grands-parents et fait des crises d’angoisse qui l’empêchent d’avancer comme elle le voudrait dans la vie. Marley, elle, habite à Montréal. Sociable, elle croque la vie et fait son petit chemin comme elle l’entend. Quand Coline contacte Marley pour lui demander si elle peut s’inspirer de ses photos pour son projet d’illustration, les deux jeunes femmes vont commencer à échanger et à s’influencer, malgré elles.

J’avais bien repéré le traitement différent de chaque personnage (Coline, en noir et blanc et Marley en couleur) mais ce n’est qu’à la fin que j’ai compris : chacune est traitée par une dessinatrice différente. Ce roman est en fait une collaboration, un roman à 4 mains, un challenge créatif que se sont lancées Lou Lubie et Manon Desveaux. Un pari réussi car les auteurs réussissent à nous embarquer dans cette jolie histoire !

La fille dans l’écran, Editions Marabulles, 192 pages – 19,95€

La boîte lumineuse

Le pitch : Alors que Kokura fait du vélo, il a subitement un accident. Dans sa chute, le jeune étudiant voit le monde se figer et une jeune femme apparaît et lui propose un marché. Mourir immédiatement, comme son destin l’y prédestine, ou accepter de travailler pour elle, dans un Konbini pas comme les autres. Le choix est vite fait pour Kokura qui se retrouve alors employé d’un magasin de nuit où de drôles de choses se passent.

Ce recueil de six histoires courtes nous plonge dans un monde entre la vie et la mort, où le fantastique rencontre le mystique. Avec ses lumières, la supérette brille dans la nuit comme un phare et attire ceux qui errent, dans l’entre deux mondes. Une réflexion poétique sur le quotidien. À découvrir !

La boite lumineuse, de Seiko Erisawa aux éditions Lezard Noir , 192 pages – 13€

Tête de gondole

Le pitch : Gérard Mandon st le directeur d’un grand magasin en Bretagne. Chaque matin, il fait son jogging entre les rayons et vérifie que tout se passe bien. Manager à l’ancienne, il joue à fond les promotions et les marronniers pour vendre un max, et ferme volontiers les yeux sur les petits délits. Ce qui énerve grandement Mathias, son chef de la sécurité qui décide de tout faire pour que Gérard soit viré.

Ajoutez à cela le personnage de Léa, la fille de Gérard. Lui aimerait qu’elle monte travailler au siège social pour réussir sa vie. Elle n’en a aucune envie et préfère enchainer les petits boulots. ∆evant l’insistance de son père, elle lui lance un défi : elle accepte d’aller travailler une semaine à Paris si lui aussi accepte de sortir de sa zone de confort et d’aller bosser… chez un ferrailleur. C’est le début des emmerdes pour le père et sa fille !

La BD explore des thèmes variés sur fond d’humour très caustique : le conflit des générations, la fracture sociale,… Et puis à un moment, ça part dans tous les sens et ça finit par un beau feu d’artifices. Pas vraiment le genre de roman graphique que je lis d’habitude, mais une lecture sympa et originale.

Tête de gondole, de Didier Tronchet et Nicoby, 160 pages – 25€