Snowpiercer : la série est-elle au niveau du film ?

Le pitch

2031 – Suite à des expérimentations pour lutter contre le réchauffemet climatiques qui ont mal tourné, la terre est devenu un monde gelé, où personne ne peut vivre. Les derniers survivants, près de 3000 âmes, ont pu monter avant qu’il ne soit trop tard dans le Snowpiercer, un train long de 1001 wagons qui parcoure la planète sans s’arrêter. À l’avant du train, la première classe vit dans le luxe. En queue de train, les laissés pour compte meurent de faim. Mais un vent de révolte souffle sur le train !

Bande annonce VOstfr Snowpiercer

Snowpiercer : film vs série

snowpiercer netflix

Sache tout d’abord que la série, même si elle est plutôt bien faite et n’a pas à rougir de la comparaison, n’est pas à la hauteur du film. Pour rappel : la révolte était alors menée par Chris Evan (Captain America) et face à lui se dressait une Tilda Switson carrément barrée.

Snowpiercer, le film

Ici les personnages principaux sont interprétés par un Daveed Diggs moins beau gosse mais assez charismatique et Jennifer Connely, qui joue un personnage à l’aspect froid, mais malgré tout humain, et bien moins déjantée que Tilda !

Dans le film, l’idée était de monter, wagon après wagon, pour atteindre Mr Wilson et prendre le contrôle du train. Un rythme effréné, un film assez violent et surtout cette impression de huis-clos et d’enfermement qui contribuait à rendre le tout oppressant. La série elle a tendance à occulter cet aspect : on passe de la queue à la tête du train en un claquement de doigts, et si dans les premiers épisodes, on nous montre quand même les tunnels et les navettes pour passer de l’un à l’autre, plus on avance dans la série, moins cet aspect est montré.

Dernière grosse différence : ici dès les premiers épisodes, outre la révolte qui se prépare, le scénario tourne autour d’une enquête sur le premier meurtre commis dans le train depuis le départ de celui-ci, 7 ans auparavant. Malheureusement, personne n’est vraiment apte à mener l’enquête dans les wagons de tête. Mélanie Cavill, qui dirige l’équipe de conciergerie et est le bras droit de Wilson, va chercher en queue de train André, un déclassé qui s’avère être aussi un ancien flic. Il accepte de mener l’enquête, et en profite pour prendre des infos sur le fonctionnement du train, bien décidé à mener la révolte des laissés-pour-compte.

Alors on regarde ou pas ?

Si la série est moins trépidante que le film, elle est tout de même plutôt réussie ! Déjà deux saisons, et une troisième en préparation, cela prouve aussi qu’elle a su trouver son public.

Ce qui est intéressant, c’est que les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas, avec chacune son lot de rebondissements… La seconde nous emmenant d’ailleurs un peu hors du train, ce qui est plutôt bon signe aussi pour la troisième !

À savoir : le film comme la série s’inspire d’une BD française, Le transperceneige, créee par Jacques Lob et Jean-Marc Rochette. La série est assez fidèle à la BD comparée au film qui prenait plus de liberté.

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