Première semaine sans papa

Une semaine. Ça fait une semaine que l'homme est parti et j'ai pourtant l'impression que ça fait déjà un mois.

J'avais décidé de partir une semaine chez mes parents courant mai, pour couper un peu la longueur, mais les aléas des agendas ont fait qu'on est partis directement cette semaine. Et en fait quelle bonne idée !

Il a été dit que nous partions TOUS en voyage. Papa à San Francisco, et nous chez papy et mamie.

Ça nous a fait un bien fou. L'absence de papa s'est fait moins mordante, parce qu'on n'était pas toutes seules, à la maison, sans lui. On a fait pleins de choses : ballade en forêt, tour au Funky Parc, vu Grand Papy (mon grand père), déjeuner au chinois avec ma meilleure copine bisontine…

J'en ai même profité pour aller au coiffeur. Une parenthèse. J'ai dormi. Je me suis reposée, vraiment. Je me suis rendue compte que j'étais à bout. Le premier matin, je me suis réveillée avec une contracture au cou. Vas pas me dire que c'est pas psychosomatique. Mon téléphone était en réparation, et le nouveau en mode Nokia 3210, j'ai donc vraiment déconnecté. J'ai cogité. A nous, notre avenir.

Et j'ai profité. Je me suis laissée chouchoutée par mes parents. J'avais 14 ans à nouveau.

Crevette a passé sa vie dans le jardin de Papy Mamie, observé les oiseaux, les insectes, joué au "bowling" dehors (un jeu de quilles en plastique) et au cricket. On a fait les courses dans un caddie voiture, été à la piscine, fait des bulles…

Première semaine sans papa

On a skypé tous les jours, vu où Papa habitait, vu ses collègues, regardé les photos de la ville qu’il nous envoie…

Crevette a parlé de Papa-qui-est-parti-en-voyage-à-San-Francisco-avec-sa-collègue à tout le monde. Dans le bois, elle cueillait une fleur pour maman, une pour mamie, une pour papa pour quand il rentrera. A chaque activité, on a eu une pensée pour papa.

Et puis on est rentrées hier soir. On a déjà RDV avec son copain de nounou. Cet après-midi. Et avec ce soleil, on ira faire un tour au parc. La routine reprend. Avec Papa en moins. Et c’est pas un petit manque.