Geek,  J'ai testé

On a testé le jeu switch Hack’n’Stack

À la maison, les jeux vidéo, c’est un peu comme les jeux de société : ça peut vite devenir une activité familiale… ou un excellent moyen de découvrir que tout le monde n’a pas du tout la même façon de jouer ! 😅 Alors, quand j’ai découvert Hack ’n’ Stack, un jeu qui mélange coopération, construction et baston contre des hordes d’ennemis, j’étais plutôt curieuse de voir ce que ça allait donner avec mes deux gamers préférés : mon homme et mon ado.

Le principe a de quoi séduire : on récolte des ressources, on construit des défenses et on tente de protéger ses installations contre des vagues de monstres. Le tout dans un univers coloré, avec des personnages animaliers plutôt rigolos et un environnement où presque tout peut être utilisé pour se défendre… ou pour semer la pagaille ! Sur le papier, tout est réuni pour passer un bon moment à plusieurs. Mais est-ce aussi amusant manette en main ? Entre une prise en main qui demande un peu de patience et des façons de jouer très différentes à la maison, notre test ne s’est pas tout à fait déroulé comme prévu. Je te raconte !

Hack’n’ Stack, c’est quoi exactement ?

Derrière Hack ’n’ Stack, on retrouve Triple Boris, un studio indépendant fondé en 2016 et basé près de Montréal. Spécialisé dans le développement de jeux vidéo accessibles et engageants, le studio a notamment collaboré avec des acteurs reconnus de l’industrie comme Ludia, Activision, Unity et ZeniMax Online Studios. Il développe désormais ses propres jeux sous la marque Dodo Tako, avec l’envie de proposer des expériences originales qui favorisent le partage, la créativité et les interactions entre joueurs.

Avec Hack ’n’ Stack, le studio nous propose un jeu d’action et de construction dans lequel il faut défendre ses installations contre des vagues d’ennemis. Le principe ? Récolter des ressources, fabriquer des structures défensives et protéger son générateur avant que les monstres ne débarquent. Mais attention, ici, le terrain de jeu est entièrement physique et destructible ! Les blocs, les ennemis étourdis et même les coéquipiers peuvent devenir des armes improvisées. Autrement dit, si la coopération est importante, les parties peuvent aussi rapidement tourner au grand n’importe quoi. Et c’est justement ce mélange entre stratégie, action et joyeux chaos qui fait la particularité du jeu.

Les principales caractéristiques de Hack ’n’ Stack

  • 24 niveaux répartis en 4 zones : la forêt, le village, la côte et les montagnes, avec leurs ambiances et leurs défis spécifiques.
  • 4 personnages jouables : des animaux anthropomorphes au look cartoon, que l’on peut personnaliser grâce à plus de 750 combinaisons de chapeaux et d’armes.
  • 5 types d’ennemis : des adversaires classiques, petits, costauds, explosifs ou en armure, qui obligent à adapter ses stratégies.
  • Un mode coopératif jusqu’à 4 joueurs : on peut jouer en local, en écran partagé, ou en ligne.
  • Un univers visuel coloré : une direction artistique cartoon peinte à la main, avec des personnages expressifs et des textures travaillées.

Le jeu est disponible en français et en anglais, sur PC via Steam et sur Nintendo Switch. Son prix annoncé est de 10,99 €.

Notre avis sur Hack ’n’ Stack : un jeu sympa, mais pas si simple à prendre en main

Premier bon point : Hack ’n’ Stack est un jeu ludique, avec des personnages amusants et un univers visuel coloré. On est loin d’une ambiance sombre ou réaliste : ici, les animaux anthropomorphes et les monstres donnent au jeu un côté cartoon qui le rend plutôt sympathique.

Le principe est également intéressant. Il ne suffit pas de foncer sur les ennemis pour espérer gagner : il faut récupérer des ressources, construire des murs et des tourelles, puis organiser sa défense avant l’arrivée de la prochaine vague. Comme l’environnement est destructible et que les objets peuvent être détournés de leur fonction initiale, les possibilités sont nombreuses. Et ça mes gamers sont plutôt clients en général. L’homme adore farmer et l’ado explorer une map. Sur le papier, il y a donc de quoi imaginer des parties pleines de rebondissements, où l’on doit s’organiser avec ses coéquipiers tout en improvisant lorsque les choses ne se passent pas comme prévu.

Une prise en main qui demande un peu de patience

C’est malheureusement sur ce point que leur expérience a été un peu plus compliquée. La prise en main n’est pas forcément évidente, et le tutoriel consacré à la jouabilité ne nous a pas semblé suffisamment intuitif pour comprendre immédiatement toutes les mécaniques.

Dès le premier niveau, le jeu demande de mobiliser beaucoup d’éléments : récolter des ressources, construire des défenses, placer correctement les objets et protéger son générateur contre les monstres. Il faut également apprendre à manipuler les éléments dans les trois dimensions, ce qui ajoute une difficulté supplémentaire lorsqu’on découvre le jeu.

Et comme une nouvelle vague d’ennemis arrive au bout d’un temps limité, on n’a pas toujours le loisir de prendre son temps pour comprendre comment fonctionne chaque manipulation. On se retrouve alors à essayer de construire rapidement ses défenses tout en surveillant l’arrivée des monstres. Résultat : au lieu de prendre le temps de réfléchir à sa stratégie, on peut vite se sentir un peu débordé.

À plusieurs, la coopération n’est pas toujours de tout repos !

C’est là que notre test familial devient intéressant… ou un peu chaotique ! À la maison, mes deux gamers (l’homme et l’ado, donc) n’ont pas du tout la même façon de jouer. Entre celui qui veut prendre le temps de comprendre comment fonctionne le jeu et celui qui préfère avancer à sa manière, la coopération n’a pas forcément été aussi fluide que prévu.

Et quand il faut déjà jongler avec les commandes, les constructions et les vagues d’ennemis, ne pas être sur la même longueur d’onde n’aide pas vraiment. On aurait aimé enchaîner les moments de complicité et les fous rires, mais, soyons honnêtes, ça n’a pas franchement été la grande rigolade à la maison !

Ce n’est pas nécessairement un défaut du jeu en lui-même : Hack ’n’ Stack repose justement sur la coordination et la coopération. Mais il faut sans doute que les joueurs soient prêts à communiquer, à s’organiser et à accepter que chacun ne fasse pas toujours les choses à sa façon. Si tout le monde part dans une direction différente, la défense du générateur risque de devenir une mission particulièrement sportive !

Est-ce qu’on recommande Hack ’n’ Stack ?

Hack ’n’ Stack a de vrais atouts : un univers cartoon sympathique, des personnages amusants, un principe de construction-défense intéressant et la possibilité de jouer jusqu’à quatre, en local ou en ligne. Le terrain destructible et les nombreuses possibilités d’interaction promettent aussi des situations originales.

En revanche, la prise en main manque d’évidence, notamment au début. Le tutoriel ne nous a pas paru assez intuitif et le rythme imposé par les vagues d’ennemis laisse parfois peu de temps pour apprivoiser les commandes. À la maison, cela a rendu nos premières parties plus laborieuses que prévu.

Mon conseil ? Si tu aimes les jeux coopératifs qui demandent de la stratégie, de la coordination et un peu d’improvisation, Hack ’n’ Stack peut te plaire. Mais prévois un petit temps d’adaptation avant de pouvoir vraiment profiter du chaos ambiant ! Et si tu joues en famille, mieux vaut être prêt à faire preuve de patience avec tes coéquipiers… parce que défendre un générateur, c’est une chose, mais réussir à se mettre d’accord sur la manière de le faire, c’en est une autre ! 😄

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