Le soir, on a des petits rituels pour le coucher. Déjà, avec l’homme on raconte l’histoire un soir sur deux à Crevette. Parce que ça nous semble important qu’elle profite autant de nous deux, et qu’on passe chacun des moments privilégiés avec elle (et quand c’est l’autre qui fait l’histoire, on ne va pas se mentir, on a 15 min de glande sur le canapé) (quoi ?).

A 20h, hop elle monte se laver les dents, se mettre en pyjama (un soir sur deux elle monte 15 min plus tôt et prend sa douche seule, maintenant ma grande fille – sauf soir de shampooing, là je donne un coup de main).

Ensuite, c’est 15 min de temps libre et de jeu. Et on enchaîne sur l’histoire. (je fais mieux les voix que l’homme, il est important que cela soit dit) (écrit).

Parfois on entend sa petite voix : « Papa, (ou Maman) tu joues avec moi ? »

À chaque fois que je l’entends, j’ai toujours un petit pincement au coeur, parce que cela me rappelle que notre fille est fille unique, et qu’elle n’a pas de frère ou de sœur avec qui partager ses jeux. C’est une enfant très indépendante, elle a appris à jouer seule, mais parfois, elle nous demande. Et je ne te cache pas que des fois, j’ai moyen envie de jouer aux playmobils ou de danser sur Joyca ou Norman (Triforce, paratonnerre sur le torse !). 

Hier soir par exemple. dans un premier temps j’ai dis « Désolée ma chérie, pas ce soir. » Et puis je ne l’entendais pas jouer. C’était trop calme. Je me suis dit, que mince, le temps passe vite. Demain elle aura 14 ans et s’enfermera dans sa chambre avec un panneau « Interdit d’entrer aux parents. » Que ça ne me coûte pas grand chose de jouer avec elle. Que ce faisant, je sais qu’elle est heureuse. Alors je suis allée dans sa chambre. 

Elle tenait une figurine, mais je ne jouais pas vraiment. Elle a levée les yeux. Alors j’ai dit : « J’ai changé d’avis ! Mais par contre, moi j’ai envie de faire un super gâteau en pâte à modeler plutôt. » 
Et j’ai vu ses yeux briller, « Trop chouette. »
Et même qu’on a fait un concours et que de l’avis général, c’est moi qui ai gagné. Et ce moment-là était tellement chouette. 

Moralité : des fois, être parent, c’est aussi se pousser au cul.