Love & Anarchy (en VO Karlek & Anarki) est ma dernière claque sur Netflix ! On suit Sofie Rydman, qui commence une mission de conseil dans une maison d’édition. Un soir, restée un peu tard, elle se masturbe au travail, sans se rendre compte que Max, le jeune informaticien de la boîte est là. Il la prend en photo. Et n’accepte de supprimer la photo que si elle l’emmène déjeuner. D’abord scandalisée, Sofie sent le frisson de la nouveauté et se laisse prendre au jeu. Commence alors entre ces deux-là un ping-pong, où chacun lance des défis de plus en plus risqués à l’autre.

bande annonce Love & Anarchy

1. Les personnages sont complexes

Sofie a la quarantaine. C’est une mère de famille accomplie, consultante, mariée à un publicitaire qui l’appelle “ma femme trophée”… Elle vit à Stockholm dans un appartement luxueux. Mais Sofie a ses failles. Un père militant, faisant régulièrement des séjours en hôpital psychiatrique. Un mari égoïste qui l’étouffe… Une vie en apparence lisse et qui ne la satisfait pas. Elle s’ennuie. Sa soupape de sécurité ? Se masturber dans les toilettes, devant du porno.

Max quant à lui a la vingtaine. Il fait pousser des plantes (et du shit) dans l’appart qu’il partage avec plusieurs potes. Un peu rebelle, il subit aussi son CDD, sa famille (sa mère castratrice notamment)… L’arrivée de Sofie va le bouleverser, l’amuser, le sortir de sa bulle.

Autour d’eux gravite toute une clique de personnages intéressants, qui ne sont pas juste effleurés par la réalisatrice Lisa Langseth. Chacun apporte sa pierre et contribue à mettre en scène la folie des deux protagonistes principaux.

2. La tension sexuelle entre Max et Sofie est folle

Malgré leur différence d’âge, on sent rapidement que Sofie et Max se plaisent. Et si Sofie tente de lutter au début, n’oublions pas qu’elle est mariée et maman, elle sent rapidement que la lutte va être compliquée. Car il manque clairement quelque chose à sa vie, et Max semble combler ce manque, à sa façon, avec sa touche de folie et sa fraîcheur.

En se poussant l’un et l’autre dans leurs retranchements, peu à peu ils se poussent aussi l’un vers l’autre. Ca ressemble furieusement à Jeux d’enfants. L’alchimie entre les deux acteurs (Ida Engvoll et Björn Mosten) est palpable et les scènes parfois un peu hot.

Et plus l’histoire avance, et plus on comprend que ces petites sessions dans les toilettes sont son exutoire, sa façon d’être elle-même et de relâcher la pression. Une femme forte, mais pourtant loin de se sentir libérée, face à un jeune homme libre mais pourtant si peu sûr de lui.

3. La quête de liberté… et de libération

Ce petit jeu de défis n’est pas uniquement là pour les mettre en danger, ou leur donner un frisson exaltant… Il les révèle peu à peu l’un à l’autre, et à eux-mêmes. Les amène à réévaluer leur vie, leurs envies. Avec des conséquences plus ou moins positives pour eux ! Comment être soi-même, sans filtre ? Passer de graine à jacinthe, puis de jacinthe à arbre pour finir forêt ? Tu n’as rien compris à ma dernière phrase ? Tant mieux, regarde la série pour comprendre 🙂

Love & Anarchy 2020 – 1 saison – 8 episodes.