Merci Internet

Pour tout te dire, j’avais vu passer la bande-annonce de Merci Internet sur Prime VIdéo en me disant que ça avait l’air intéressant, même si c’était le même concept que le docu sur Orelsan (« Montre jamais ça à personne« )… Et puis avec Crevette, on s’est dit ce WE qu’on commencerait bien à regarder. Et franchement, je suis ravie de l’avoir fait. Je te dis pourquoi.

Je ne suis pas fan de Squeezie, mais…

Mais ça ne m’a pas du tout empêchée de m’immerger dans l’histoire hors-norme de ce gamin, bourré de tics, qui a commencé à faire des vidéos de lui de gaming, dans sa chambre, avec du matos de base pour se faire plaisir. Et qui finit en Youtubeur français numéro 1 avec actuellement 18,7 millions de fans.

Je ne suis pas fan de Squeezie, mais…

J’ai découvert un bosseur acharné. Ses 18,7 millions de fans ne lui sont pas tombés tout cuits dans le bec. Il a tout donné, bossé comme un fou. Il se renouvelle sans cesse, se lance des défis. C’est aussi un jeune homme qui doute, qui stresse face à ses stats. Un jeune touchant, qui réussit peu à peu à faire de sa passion un vrai métier.

Ce documentaire, monté par Théodore Bonnet qui suit Lucas (Squeezie) depuis ses 17 ans, m’a fait rire et même pleurer parfois. Il montre sans filtre rose ce que cela peut être, d’avoir une passion dévorante pour les jeux vidéos, quitte à se fighter avec ses parents. Mais qui finit par organiser le GP Explorer et à être CEO d’une équipe de esport.

Je ne suis pas fan de Squeezie, mais…

Ce n’est finalement pas un documentaire que sur Squeezie. Car à travers son histoire à lui, c’est celui des débuts de Youtube, et de toute une génération de créateurs de contenus vidéo qui est passée au crible : Natoo, Mister V, Cyprien, Seb [la Frite], Lena Mahfouf, Mcfly et Carlito, Gotaga, Hugo Decrypte, etc. Et ce n’est pas une coïncidence que ce petit groupe se soit connu, soudé… De leurs débuts chez Webedia au passage (limite à tabac) sur les plateaux TV où les journalistes ne comprenaient rien à cette vague Youtube qui a tout déchirée, on suit leurs hauts, leurs bas, et leurs très bas aussi.

Alors certes, il y a quelques longueurs, pas mal d’auto-congratulations, mais sincèrement, ça m’a bien intéressée de découvrir l’envers du décor. Les fans seront ravis, certains n’accrocheront pas, mais c’est une bonne façon d’en apprendre plus sur Youtube et Squeezie.

Merci Internet, une série documentaire sur Squeezie (depuis le 19 janvier 2024)- 5 épisodes de 50 min à voir sur Prime Vidéo