La piscine, c’est la vie !

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Depuis trois ans, je suis inscrite dans une salle de sport où je vais deux fois par semaine. Ma gynéco m’a vite fait comprendre qu’il fallait mieux arrêter les « efforts trop violents ». Du coup j’ai suspendu mon abonnement. Et je suis repartie sur le chemin de la pisicne, abandonnée depuis un moment. On passe bien sûr par la case obligatoire de l’achat du maillot de bain de grossesse (pas cher chez Décathlon, réglable et finalement pas moche du tout). Un bonnet de bain (impossible de retrouver le mien). Et hop, à l’eau.

 

 

La piscine, c’est magique. Parce que l’eau te porte, et tu te sens comme un petit poisson dans l’eau. Au début, j’y allais deux fois par semaine, parce que j’étais en forme, et que je voulais à tout prix continuer mon activité physique régulière (ma nutritionniste m’ayant bien fait comprendre qu’avec mes rondeurs naturelles, je ne devais pas prendre plus de 6 à 8 kilos durant ma grossesse). Le truc, c’est que du coup, j’y allais une fois en nocturne, le lundi, à la sortie du travail. Et qu’en nocture, ben y’a foule.

 

Tu comprends vite que les cadors qui se la pètent à crawler sur la voie lente en zigzaguant au milieu des deux voies naturelles de chaque ligne vont vite devenir tes ennemis. Et en bonne future mère, tu développes un instinct sauvage. Si l’un d’entre eux a le malheur de t’éffleurer, telle rambo, couteau aux dents, tu rends le coup. Et fois dix. La première fois que ça m’est arrivée, j’avoue que ça m’a surprise. Mais le mec qui te pousse alors qu’il y a 2 autres voies rapides à côté, que toi t’es peinarde à faire ta brassée coulée, ça t’énerve. Je crois qu’à celui-là, je lui ai mis un bon coup de pied. Ça m’a fait un bien fou. La seconde fois, c’était une femme, qui n’arrêtait pas de me taper dans les pieds, me faisant bien comprendre que j’étais trop lente. Quand elle m’a doublée, et mis un coup bien dans la cuisse, je l’ai carrément tapé dans les côtes. L’instinct de protection pour le bébé (on va dire ça ;). Le truc, c’est qu’elle m’a attendu en bout de ligne. J’avoue que je faisais moins la maline. Sauf qu’elle s’est excusée. Et du coup, ça a calmée mes pulsions de mort. Je ne l’ai plus fait. (Oui mon amie, la maternité est aussi un signe de maturité. Tu apprends un peu chaque jour sur toi, ton côté obscur et tenter d’y remédier 😉

 

Ensuite, le ventre prenant de l’ampleur, j’ai commencé à fatiguer, et à n’y aller plus que le samedi. Tranquillou, à midi. A tenter de faire mon kilomètre, mais sans me mettre la pression. Dans l’idée d’arrêter la pisicne le plus tard, de rester le plus active possible. Le truc sympathique également, c’est que du coup, tu deviens un vrai radar à futures mamans. Tu croises des ventres arrondis sous l’eau. Et des fois, tu te retrouves à papoter sur le banc où tu te rechausses, et à échanger des plaintes et des conseils. Car oui, on aime beaucoup se plaindre enceinte, et encore plus à des personnes qui peuvent te comprendre car elles sont elles-mêmes dans ton cas. Et encore plus si l’autre a plus de raisons de se plaindre, ça remonte le moral, comme cette maman qui me dit : « Ah, vous n’avez presque pas eu de nausées ? Quelle chance, moi j’en ai eu jusqu’au 7ème mois ! » On compatit et dans son fort intérieur, oui je sais c’est vilain, mais ça fait un peu de bien.

 

Bref, conseil du jour : Si tu as la forme, active-toi le plus longtemps possible. C’est bon pour ton corps en dedans (moins de stress, plus en forme, plus ferme), et pour la crevette qui pousse, ça ne fait pas de mal 🙂