Je ne chronique pas souvent des livres par ici mais celui-ci me tenait doublement à cœur : déjà parce qu’il se trouve que je connais son auteur, mais aussi parce que je l’ai trouvé passionnant ! Je t’en dis plus.

L’auteur, Serge K.Durman

J’ai rencontré Serge il y a trois ans et demi. Le jour de mon déménagement à Tours. Car oui, Serge est mon voisin. Sa femme et lui ont été les premiers à nous accueillir dans cette nouvelle ville, et des rencontres comme celles-là comptent.

Que dire de Serge ? C’est avant tout une personne passionnante. À priori, sur le papier nous n’étions pas forcément fait pour nous rencontrer, même si Serge aime voir en chaque chose des signes de la vie. Mais quand on parle avec lui, on trouve forcément des points communs, tant Serge est ouvert à de nombreux sujets de la vie, cultivé et… drôle. Quand il m’a proposé de lire son livre, j’ai hésité. Déjà parce que je ne suis pas une bouquinovore comme certaines de mes amies, mais aussi parce que j’avais peur de ne pas aimer, et clairement de ne pas savoir parler de son œuvre. Mais contrairement à toute attente, j’ai été happée dès les premières pages.

L’histoire de la Forteresse perdue

Sache tout d’abord que La Forteresse perdue, le diable de Çildir est le premier opus d’une série en 2 tomes de romans historiques, le second Tome s’intitule quant à lui Le dernier rempart. Tous deux sont parus aux éditions ID France-Loire. Une histoire que Serge porte en lui depuis de longues années (depuis ses 17 ans pour tout vous dire), et qui est, à l’en croire, loin d’être terminée.

La Forteresse perdue nous fait voyager dans le passé, en 1920, en pleine guerre orientale dans le Caucase (l’Iran actuel). Le lecteur va suivre plusieurs personnages clés, dont le fameux Diable de Çildir, Tigrane de Lambron, qui s’est réfugié avec son armée de mercenaires dans une forteresse perdue. Qui est vraiment cet homme ? Un général, un Prince, un héros malgré lui… Avant tout un homme taciturne, aigri et blessé par la vie. Que cache-t-il ?En tous cas, sa mission de vie est claire : il aimerait retrouver son fils aîné disparu.

Si cette quête du fils perdu est le fil rouge de l’histoire, plusieurs intrigues vont également se croiser. Tout commence par un enlèvement, celui d’une jeune femme qui se demande pourquoi elle se retrouve dans cette forteresse… L’histoire se transforme rapidement en enquête policière quand un meurtre se produit dans la Forteresse. Qui est le meurtrier ? Que s’est-il passé ? Et quand un second homme est tué, l’intrigue s’épaissit. Tigrane va essayer de comprendre ce qu’il s’est passé.

L’auteur nous porte avec une écriture fine, descriptive et passionnante. Il nous emmène dans un environnement que l’on connaît peu (en tout cas moi !), au Proche-Orient en pleine montée du nationalisme. Un ouvrage très réaliste, fondé sur des faits historiques mais romancé et captivant. Et pour les romantiques, ne vous inquiètez pas, il y est question aussi d’amour…

Écouter Serge parler de son livre, sur Cité Radio

Plus d’infos sur son site : www.skdurman.com/