Il y a des gens avec qui l’on se sent connectés dès la première minute. Un peu comme si on se connaissait déjà, d’une autre vie. Comme une évidence. Tu étais de ces gens-là Alexandre.

En te rencontrant, j’ai eu l’impression de te retrouver. Comme un vieil ami qu’on n’a pas vu depuis longtemps. Et c’était pareil à chaque fois que l’on se voyait.

Pourtant, on ne se connaissait pas tant que cela, même si j’aurais adoré qu’on soit les meilleurs amis au monde. Je n’ai jamais osé te le dire. On se croisait trois ou quatre fois par an, mais à chaque occasion, je savais si tu étais là que je passerais un bon moment. Parce que tu étais drôle, plein de vie. Cultivé et sarcastique. Tu ne te prenais pas au sérieux. Tu ne me prenais pas au sérieux. Et c’était bon, léger et gourmand.

Hier soir, j’ai appris que tu nous as quitté en octobre. 5 mois. 5 mois que je vis sans savoir que toi, tu n’es plus là. Sans savoir que je ne vivrai plus avec toi ces moments légers, drôles, et de connexion. J’ai beaucoup pleuré, tout en me disant que c’était peut être inapproprié car finalement nous n’étions pas si proches. Mais te savoir là, quelque part, ça rendait la vie plus douce. Clairement tu manqueras à mon monde. Et je suis sûre au monde de beaucoup d’autres.