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Un de nos gros challenges du moment, c’est de réussir à garder notre sérieux quand on dispute Crevette.

Elle est en plein dans la phase où elle nous teste.

 

Genre, sur la chaise haute pendant le repas.

Elle prend son biker (c’est comme ça que ma soeur appelle les tasses avec un bec pour boire, et comme on ne connait pas le nom français, on l’appelle comme ça aussi 😉 prononcez “bi-coeur”), nous regarde bien, et met sa main sur le côté genre « Je vais le lâcher par terre, tralalala ».

 

Bien entendu, dans de ces cas-là, je prends ma voix ferme de maman intraitable (parfaitement intraitable) : « Non, Crevette, tu ne le jettes pas par terre. Pas d’accord. » Dans mes meilleurs accès de comédienne, il m’arrive de lever le doigt d’un air menaçant (je ne sais pas lever un seul sourcil, un des drames de ma vie, mais bon, là n’est pas la question du jour).

 

Là, elle me regarde, sourit, la main toujours tendue. Je redis : « Non » fermement (enfin j’ai l’impression que c’est fermement, parce que vu le résultat, parfois, je doute). Et elle me regarde, l’air coquin et balance le biker au sol.

 

C’est ce fichu air coquin qui me fout dedans. Parce que j’essaie de lui signifier ensuite que c’est interdit, et mal. Que je ne suis pas contente. Mais elle me regarde, en mode #observation d’abord, puis rapidement en rigolant, et j’ai toujours du mal à garder mon sérieux. J’ai juste envie de la bouffer de bisous tellement elle est drôle. Parce qu’elle sait comment désamorcer la situation. Bon ça marche mieux le coup de la maman qui se fait respecter quand elle met ses doigts dans l’assiette et met ensuite plein de purée de légumes verts sur ses vêtements en trouvant ça fabuleusement comique. Bizarrement, dans ces cas-là, c’est moins dur de la réprimander.

 

Ptite bouille va !